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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 17:12

Quand on repense à cette période pas si lointaine,on se dit que nous l'avons échappé belle,la guerre froide,avec ses missiles nucléaires pointés d'un côté et de l'autre,ces superforteresses qui survolaient l'Europe et ces sous marins,tous dôtés également d'armes nucléaires,il aurait fallu peu de chose pour que nous soyons réduits en poussière.

 

 

Crise de Berlin en 1945

 

En Juillet 1945-à la Conference de Potsdam,Churchill(GB),Staline(URSS),et Truman(USA) s'accordent sur le partage de l'Allemagne ainsi que de l'Autriche en quatre zones,(americaine,britannique,française et sovietique).Berlin,l'ancienne capitale est aussi coupée en quatre ,les zones occidentales enclavées dans la zone sovietique desservies par des voies  routieres  ferroviaires et aériennes.


Dans la même année l'Albanie et la Yougoslavie deviennent communistes.Dans les autres pays occupés par l'armée rouge le communisme s'impose par la force.


En septembre 1945-en Indochine,Ho Chi Mih réclame l'indépendance.

Début 1946-Guerre contre le viet-Mih (communiste)

En mars 1947- la doctrine Truman/(USA) prevoit d'aider les  pays en difficulté economique et aussi d'eviter la progression du communisme.


En juin1947-le Plan Marshall,l' aide economique en question,est refusée par les sovietiques et en reponse à la doctrine Truman est mise en place:

en septembre 1947-La doctrine Jdanov C'est la séparation entre deux camps,les USA la GB et la France...(sont devenus imperialistes,anti démocratiques et colonialistes)et l'autre camp l'URSS ses satellites et PC divers (sont devenus anti imperialistes et démocratiques).


En juin 1947-Demission des ministres communistes du gouvernement français.C'est à partir de cette date que la PCF va venir en aide au Vietminh durant la guerre d'Indochine.

 

Un exemple de ce qui se passe à l'Est.

Juillet 1947-Le gouvernement tchecoslovaque accepte une aide americaine dans le cadre du plan Marshall.L'armée sovietique occupe totalement le pays depuis la fin du nazisme et de la guerre.Staline met son veto à cette aide.

Suite aux actions des communistes à tous niveaux le pays commence à s'isoler de l'occident.

Fevrier 1948-Sous la pression des sovietiques  le président de la republique de Tchecoslovaquie cède le pouvoir au parti communiste dont le president est Klement Gottwald.

C'est durant cette periode de coup d'état que fut retrouvé mort Jan Masaryk(ministre des affaires étrangères),fils d'un partisant de l'independance de ce pays(1918).

Les alliés considerent alors ces agissements comme un premier pas vers une troisieme guerre mondiale.

 

 

En raison de ces événements les occidentaux décident ,de transformer leurs trois zones en un état souverain(conference de Londre en avril et mai 1948) et de créer une nouvelle monnaie ,le Deutsche Mark(20 juin)Ils souhaitent aussi relancer le processus d'elections libres.

Staline proteste et profite de l'isolement geographique de Berlin pour bloquer les accés aux secteurs occidentaux,isolant ainsi deux millions d'habitants et trente mille soldats alliés.Le blocus durera jusquau 12 mai 1949.A ce moment la puissance militaire conventionnelle du bloc de l'Est est nettement superieure à celle des occidentaux.Les Etats Unis ont déployé au Royaume Unis trois escadrilles de bombardiers stratégiques B-29 de l'USAF pour faire comprendre à Staline leur intention de riposter en cas de nécessité(Les USA disposaient encore du monopole de l'armement nucléaire).

 

En mars 1948-Tito chef de la Yougoslavie refuse de se plier et veut traiter avec l'URSS sur un pied d'égalité.Il est mis au ban de la communauté socialiste ,accusé d'être un agent de l'impérialisme.A cause de cela,pour eviter que cela se represente ailleur  une épuration est réalisée dans  les partis communistes d'Europe de l'Est.Environ 200.000 arrestations parmis les communistes nationaux qui placent leur pays au dessus de l'URSS.

 

23/5/1949-Division de l'Allemgne,naissance de la RFA(republique federale d'Allemagne,capitale Bonn,chancelier Adenauer.)

12/10/1949-Naissance de la RDA(republique démocratique d'Allemagne,chancelier Ulbrich)

Berlin reste une enclave occidentale en RDA.

 

Fin 1949 debut 1950,tous les pays de l'Europe de l'Est sont devenus des satellites de l'URSS.

 

 

  Tout cela est bien loin maintenant,mais pour autant,d'autres menaces plus sournoises n'ont elles fait leurs apparitions?

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 17:40

CHRISTMAS DAY ALL IS SECURE(poème)

 
Extrait d'un texte  trouvé sur le net,en anglais,la conversion anglais/français n'est pas terrible.

 


LE JOUR DE NOËL TOUT EST SÛR (poème)

 

776px-Siege_of_Paris.jpgDans la nuit avant noël, il habitait seul dans une chambre faite de plâtre et de pierres,je suis venu en bas de la cheminée avec un cadeau à offrir et pour voir  qui vivait dans cette  maison.
J'ai regardé ça et là cet étrange endroit ou je ne voyais pas de guirlande ,pas de présent,pas même un arbre de noël,pas de chauffage,pas de manteau,seulement des chaussures remplies de sable,sur un mur accrochée une image de terre lointaine,avec médailles et insignes,récompenses de toutes sortes.


Une sombre pensée m'a traversé l'esprit,car ce lieu était different,il était sombre et triste.


J'ai pensé que c'était le lieu d'un soldat d'autrefois,je voyais clairement ce soldat se poser et dormir seul,silencieusement s'enrouler sur le sol de cette chambre unique de la maison.
Je réalisais les familles qui ont vécu cette nuit devoir leurs vies à ces soldats qui étaient volontaires au feu ,bientôt au monde l'enfant pourra jouer et grandir,célébrer le jour de noêl.Ils jouissent tous de la liberté chaque mois de l'année parce que les soldats comme lui vivent ici.
Je ne peux pas appeler merveilleux ,comme beaucoup, être seul par une froide veille de noël dans une terre loin du pays.
Cela m'amène les larmes aux yeux,je tombe sur mes genoux et commence à pleurer.Le soldat se réveille et j'entends sa voix rugueuse


-Santa,ne pleure pas cette vie est mon choix,je me bats pour la liberté et je ne demande pas plus,ma vie , mon dieu,mon pays,ma corporation.


Le soldat se retourne et rendort,je ne peux me maitriser et continue de pleurer.
J'ai l'ai gardé des heures dans le silence, immobiles l'un et l'autre,assis et frissonnant dans la froide nuit.Je n'ai pas voulu quitter dans cette froide nuit noire ce gardien d'honneur si disposé au combat.
Quand le soldat s'est retourné avec sa voix douce et pure il chuchotta


-continue Santa,c'est jour de noël,tout est sûr,un regard à ma montre et je savais que c'était exact.''joyeux noël mon ami et va passer une bonne nuit.

 

 

 

Le texte en anglais.

TWAS THE NIGHT BEFORE CHRISTMAS
HE LIVED ALL ALONE
IN A ONE BEDROOM HOUSE MADE OF PLASTER AND STONE
I HAD COME DOWN THE CHIMNEY WITH PRESENTS TO GIVE
AND TO SEE JUST WHO IN THIS HOME DID LIVE

I LOOKED ALL ABOUT A STRANGE SIGHT I DID SEE
NO TINSEL NO PRESENTS NOT EVEN A TREE
NO STOCKING BY THE MANTLE JUST BOOTS FILLED WITH SAND
ON THE WALL HUNG PICTURES OF FAR DISTANT LANDS
WITH MEDALS AND BADGES AWARDS OF ALL KINDS
A SOBER THOUGHT CAME THROUGH MY MIND

FOR THIS HOUSE WAS DIFFERENT IT WAS DARK AND DREARY
I FOUND THE HOME OF A SOLDIER ONCE I COULD SEE CLEARLY
THE SOLDIER LAY SLEEPING SILENT ALONE
CURLED UP ON THE FLOOR IN THIS ONE BEDROOM HOME

THE FACE WAS SO GENTLE THE ROOM IN SUCH DISORDER
NOT HOW I PICTURED A LONE BRITISH SOLDIER
WAS THIS THE HERO OF WHOM I'D JUST READ
CURLED UP ON A PONCHO THE FLOOR FOR A BED

I REALISED THE FAMILIES THAT I SAW THIS NIGHT
OWED THEIR LIVES TO THESE SOLDIERS WHO WERE WILLING TO FIGHT
SOON ROUND THE WORLD THE CHILDREN WOULD PLAY
AND GROWNUPS WOULD CELEBRATE A BRIGHT CHRISTMAS DAY

THEY ALL ENJOY FREEDOM EACH MONTH OF THE YEAR
BECAUSE OF THE SOLDIERS LIKE THE ONE LYING HERE
I COULDN'T HELP WONDER HOW MANY ALONE
ON A COLD CHRISTMAS EVE IN A LAND FAR FROM HOME

THE VERY THOUGH BROUGHT A TEAR TO MY EYE
I DROPPED TO MY KNEES AND STARTED TO CRY
THE SOLDIER AWAKENED AND I HEARD A ROUGH VOICE
'SANTA DON'T CRY THIS LIFE IS MY CHOICE
I FIGHT FOR FREEDOM I DON'T ASK FOR MORE
MY LIFE IS MY GOD, MY COUNTRY. MY CORPS'

THE SOLDIER ROLLED OVER AND DRIFTED TO SLEEP
I COULDN'T CONTROL IT I CONTINUED TO WEEP

I KEPT WATCH FOR HOURS SO SILENT AND STILL
AND WE BOTH SAT AND SHIVERED FROM THE COLD NIGHTS CHILL
I DIDN'T WANT TO LEAVE ON THAT COLD DARK NIGHT
THIS GUARDIAN OF HONOUR SO WILLING TO FIGHT

THEN THE SOLDIER ROLLED OVER WITH A VOICE SOFT AND PURE
WHISPERED 'CARRY ON SANTA ITS CHRISTMAS DAY ALL IS SECURE'
ONE LOOK AT MY WATCH AND I KNEW HE WAS RIGHT
'MERRY CHRISTMAS MY FRIEND AND TO ALL A GOOD NIGHT'


THIS POEM WAS WRITTEN BY A PEACE KEEPING SOLDIER STATIONED OVERSEAS
THE FOLLOWING IS HIS REQUEST I THINK IT IS REASONABLE.

PLEASE WOULD YOU DO ME THE KIND FAVOUR OF SENDING THIS TO AS MANY PEOPLE AS YOU CAN

CHRISTMAS WILL BE COMING SOON AND SOME CREDIT IS DUE TO OUR BRITISH SERVICE MEN AND WOMEN FOR OUR BEING ABLE TO CELEBRATE THESE FESTIVITIES.
LETS TRY IN THIS SMALL WAY TO PAY A TINY BIT BACK OF WHAT WE O WE!

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 09:25

911_Aerial_Photos_052.jpg                       Le USS New York...


a été construit avec 24 tonnes de  ferraille provenant du World Trade Center :

C'est le cinquième d'une nouvelle classe de navires de guerre dessinés pour des missions anti terroristes spécialement. Il transportera un équipage de 360 marins et 700 Marines prêts au combat, déposés au sol par hélicoptères et des barges d'assaut.  
L'acier du World Trade Center a été fondu dans une fonderie à Amite, Los Angeles, afin de mouler la proue du navire. Quand il fut coulé dans les moules le 9 septembre 2003, les travailleurs ont traité l'acier avec le plus grand respect comme l'a souligné le capitaine du navire Kevin Wensing qui était là sur place. 
"Ce fut un moment spirituel pour chacun de ceux qui étaient présents."
 
 Junior Chavers, gérant des opérations de la fonderie, dit que lorsque l'acier du Trade Center arriva en premier, il le toucha avec sa main en disant "Les cheveux m'ont dressé sur la tête". Cela avait une grande signification pour nous tous. "Ils nous ont mis à genoux. Ils ne pourront pas nous garder ainsi. Nous allons nous relever."
 
                     La devise du navire? "Never Forget"

 

                                   "N'oubliez jamais"

 

                               Capture-USS-1.jpg 

 

Capture-USS02.jpg

 

 

 

                                  "Never Forget"

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 07:37

Ce texte a été écrit par Blandine Magnier.Blandine autorise sa diffusion sur notre blog,nous l'en remerçions.

 

                                                               **************************

 

 

A toi qui me liras :

Sache qu’ici une grande page de l’Histoire a été écrite. N’oublies pas qu’à l’heure où s’achèvera ta lecture, tu deviendras témoin d’une bataille dont il ne reste rien. Alors tu prendras les armes et tu combattras un seul et unique ennemi : l’oubli.

                                                   *************





Je t’ai trouvé Chemin des Dames ! Je me présente : Soldat X, 36ème division d’infanterie ! Ce qu’il me semble te connaître Chemin des Dames, car combien de fois ai-je entendu ton nom, depuis mon engagement. Je t’ai imaginé, rêvé, dessiné cent fois, et aujourd’hui, me voici près de toi ! Lorsque je vais ouvrir mes yeux, je te verrai tel que tu es. Je les écarquille donc et que vois-je ? La plaine ! Mais quelle plaine es-tu Chemin des Dames !

Loin du paysage accueillant et romantique de mes rêves, je découvre que tu n’es que néant, pour ne pas dire chaos ! Ce que la Nature peut être hostile !

Tu es si calme, tellement silencieux, bien trop paisible ! Tu m’intimides Chemin des Dames et me forces à fermer les yeux… Soudain, une explosion, des tirs de canons…Dis-moi, que se passe-t-il ? Des hommes désormais sont étendus près de moi. Mais qui sont-ils ? Moi, Soldat, je ne puis dire s’ils sont français… Et que me cries-tu Chemin des Dames ? Tu me demandes quel soldat je suis ? Mais comment puis-je le savoir ? Ce que je sais c’est que ces hommes sont morts, qu’ils ne bougent plus ! Et toi qui me forces à avancer, à fermer les yeux plus fort, pour ne plus les voir, tu oses me demander quel soldat je suis ! Mais dis-moi Chemin des dames, quel chemin es-tu ?

Tu es bien plus calme maintenant, mes yeux s’ouvrent. Le paysage est vallonné, sinueux, dangereux….Mais ce qu’il fait froid ici, pourtant les arbres poussent tranquillement et la Nature est verdoyante.

Depuis que je suis chez toi, Chemin des Dames, je n’ai croisé personne ! Pourquoi m’imposes-tu une telle solitude ? Et que me réponds-tu ? Qu’il en va de même pour toi ! Quel étrange chemin tu es ! Je ne sais pas où je vais et je ne sais pas où je suis…Juste que sur une pierre, est gravé : Ailles, mais je ne parviens pas à lire la suite.

Et de nouveau, mes yeux se ferment. Le bruit soudain revient. J’entends un vrombissement atroce et des explosions à répétition. Je ne vois rien, juste, des corps étendus, sans vie.

Dis-moi, Chemin des Dames, pourquoi me fais-tu vivre cela ? Désormais, tu me réponds même plus. Tu te contentes de me faire souffrir…

Ton silence me glace et mes yeux s’ouvrent. Partout, les oiseaux chantent et tu me forces à avancer. Bientôt ta pente, Chemin des Dames, me fera ralentir et me montrera encore à quel point je suis seul. Je sais que tu me fais prendre cette route pour découvrir quelque chose, et je pense que c’est cette bâtisse que je vois au loin. Chemin faisant, la construction bientôt, me fera face. Tout près d’elle, un lac se cache et étend son territoire aquatique à la forêt. Mais la vie est absente de ce lieu. L’édifice qui semble avoir passé sans mal les siècles, est superbe. Dis-moi, Chemin des Dames, renfermes-tu beaucoup de trésors comme celui-ci ?

A peine t’ai-je posé cette question, que tu me fermes les yeux. Tout prend feu. Les bombes, les tirs qui fusent de partout, m’arrachent les tympans. Tout n’est plus que ruines. Le monument est détruit. Pourquoi un tel carnage Chemin des Dames ? En guise de réponse, mes yeux s’ouvrent et ce que la Nature est belle.

Déjà, tu m’obliges à reprendre la route…Pourquoi me fais-tu tant souffrir Chemin des Dames ? Toujours, tu m’entoures d’une Nature magnifique et indemne, qui m’oppresse et m’impose une solitude que je ne supporte plus. Il me semble, Chemin des Dames, que tu sais mieux que quiconque ce qui me fait souffrir. Mais qui es-tu vraiment ? Le Chemin des Dames ou le Chemin des Drames ?

Ta forêt silencieuse, ta pente rude, tes virages sinueux, ne seraient-ils pas les témoins de ta souffrance inavouée ?

Atteignant enfin, le sommet de ton vallon, trois routes s’offrent à moi. Mais je n’ai pas encore choisi ma direction que déjà, ta force me guide vers la droite. Chemin des Dames, pourquoi fais-tu de moi un automate ?

J’avance sur cette route, quand à ma gauche, une caverne est ouverte. Je sais que tu vas m’obliger à entrer, tu ne me laisseras pas d’autre choix. Comme prévu, je pénètre dans le lieu. Il y fait froid, humide. Ta force inconnue m’oblige encore à mes fermer les yeux. Et une voix m’étreint et hurle : « C’est la caverne du Dragon », puis elle s’éteint sous les coups de feu. Tout n’est que boue, il fait si noir…. Des cris surgissent de tous côtés, des tirs reprennent laissant derrière eux des cris de douleurs, qui bientôt s’étouffent lorsque les ombres touchent la terre. Le silence dès lors.

Mes yeux se libèrent et une lumière douce me ramène à la vie. Cet endroit m’effraie, je sors désormais ce l’étrange et glaciale forteresse souterraine. Mais à peine, suis-je sorti, que déjà je reprends la route, guidé par ta force surnaturelle.

Dévalant désormais une pente, je sens que mon regard m’échappe encore et qu’il est ailleurs… J’entends alors un bruit sourd et répétitif, des gens creusent près d’ici. Y-a-t-il des morts ou enterre-t-on la vie ?

Des tirs qui se répondent sans cesse m’offrent une bien triste réponse. Quel étrange langage ! Des tirs, des cris, des tirs et des corps, étendus, sans vie. A chaque pas, je comprends mieux ma solitude. Et la vie laisse place au silence. Mes yeux libérés, s’ouvrent . Autour de moi, le paysage est magnifique, des vagues semblent y avoir été sculptées patiemment…Serait-ce une invitation à l’évasion ?

Comme à ton habitude, Chemin des Dames, tu m’obliges à continuer à ma route, inlassablement seul. Car, il n’y a jamais d’êtres vivants, juste ton paysage et nous. Et ce que tu es long Chemin des Dames, ce que tu es inhumain. Tu me forces à avancer, dans un superbe paysage, sans me retourner sur tous ces hommes tombés, que j’ai vu s’écrouler, sans te soucier du froid qui me glace, sans penser que la solitude commence à me peser…Tu n’as pas de cœur Chemin des Dames !

Dis-moi, c’est bien la première fois depuis que je suis ici, que tu restes immobile, n’est-ce pas ? Ce que tu es différent du paysage qui t’entoure ! Tu le domines et surplombes. Il y a comme un paradoxe entre vous. L’un semble avoir subi plus que l’autre, car seul le paysage est courbé, et toi, tu es là, immobile…Où peut-être caches-tu ta souffrance ? Tout en contemplant ce désaccord naturel, mes yeux encore sont tes prisonniers. Ils se ferment. D’ici, c’est la tempête, la terre se déchaîne. D’immenses murs noirs et violents s’affrontent. Parmi eux, les hommes semblent vouloir vivre. Dans le creux des vagues obscures, dans la tempête : la vie. Au cœur d’un îlot de paix : la mort. Les vivants et les disparus semblent avoir perdu un liquide écarlate et vital qui a coloré ciel et terre. Avec la tempête qui s’apaise, tout redevient paisible. Mes yeux s’ouvrent, autour de moi la Nature est vivante, sans aucune présence humaine. Pourtant, une chose éternelle semble hantée ce paysage. Qui sait, l’éternité, peut-être est au bout du chemin.

Tu sembles désormais guider mon regard et mon corps vers une étendue blanche et lointaine. Plus je m’approche d’elle et plus elle me semble immense ! Désormais, ce n’est plus qu’une centaine de mètres qui me sépare de cette surface immaculée, pourtant, je ne peux toujours pas distinguer ce que cet étrange pâturage renferme. Dis-moi Chemin des Dames, que peut-on cultiver ici ?

En guise de réponse, mes yeux sont clos et l’Horreur revient : des chants étranges et sombres se mettent à résonner, un drapeau en berne flotte. Et le brouillard soudain semble avoir décider de me faire participer à son huis clos.

Tout est blanc, immense et froid. Bien plus proche désormais, je constate que de nombreuses personnes sont enfermées dans ce lieu. Sans même te poser de questions Chemin des Dames, je reconnais des hommes en uniforme, des femmes en noir qui ne cessent de pleurer, tenant par la main des enfants, bien trop jeunes pour comprendre le chagrin qui accable leurs mères.

Cependant, l’Horreur de cette scène immaculée ne semble te suffire, puisque alors, le bruit des bombes, des tirs et des cris resurgit, pour me rappeler qu’ici des époux, des pères, des fils, des frères, sont désormais prisonniers à jamais de la terre. Et que c’est ici aussi, que l’on fera gravé sur une pierre : Morts glorieusement pour la France. Comme si, il puisse y avoir une seule mort qui soit glorieuse !

Dis-moi Chemin des Dames, cette force, avec laquelle tu m’obliges à avancer, sans me retourner sur tous ces corps tombés, ne la puises-tu pas dans la vie arrachée à tous ces jeunes soldats ?

De cette immense étendue close, la vie a disparu. Tout ici est inhumain, sans vie. Gonflé par la rivière rouge de la Vie, tu as tout pris : un ami, un mari, un ennemi. Tu n’es plus le Chemin des Dames, ni même le Chemin des Drames, mais le Chemin des Larmes…

Dans ma solitude, je me sens bien trop vivant pour cette cérémonie. Les tirs de canons, les bombes et les cris se sont tus, tout est redevenu silencieux. Les fantômes semblent partis. Malgré mes yeux ouverts et libérés, je ne vois plus rien, alors je décide de fuir, de m’enfuir…Mais, à peine, ai-je entamé ma course folle que déjà je trébuche. C’est ma première rencontre avec ta terre obscure Chemin des Dames ! Et je me mets soudain à te maudire, mais ma voix s’éteint lorsque je vois que c’est un élément blanc qui m’a arrêté. C’est une croix, oui, une toute petite croix blanche, sur laquelle est gravé : Soldat X, 36ème Division d’infanterie. Mon cœur s’emballe alors et bats comme jamais il n’a battu. Ce soldat n’a ni nom, ni prénom. Vois ce que tu lui as fait Chemin des Dames ! Vois combien il a du souffrir ! Tu lui as tout pris, son visage, sa vie. Vois qu’ici un jour, il est tombé et qu’il ne s’est pas relevé ! Vois qu’ici Chemin des Dames, tu l’as enterré ! Vois que désormais, il est là, avec une toute petite croix blanche qui ne lui sert à rien ! Ou qui signifie injustement l’essence, l’existence d’un soldat X de la 36ème Division d’infanterie ! Oui, Chemin des Dames, un soldat X, car combien en as-tu tué comme celui-ci ! Tu vois Chemin des Dames, je te connais aussi bien que tu me connais !

Oh Chemin des Dames, mon cœur désormais immobile, tout comme toi, qui nous mena au combat, sait que la fuite ne lui apportera plus rien, puisque tu l’as condamné lui aussi à mourir au Chemin des Dames !

***





Puisqu’à l’heure où vous lirez ces quelques pages, j’aurai rejoint « les sacrifiés », j’ose vous le dire : j’ai été déserteur ! Oui je vous le répète et vous le crie, puisque je n’aurai pas à supporter votre regard interrogateur : j’ai été déserteur ! Oui, en juin 1917, j’ai déserté le Chemin des Dames. Et ne me condamnez pas s’il vous plaît ! Car qu’auriez-vous fait à ma place si chaque jour vous aviez perdu un de vos amis ? Qu’auriez-vous fait ?

Chaque jour, j’ai pensé à ceux qui, dans mes bras, s’étaient écroulés, j’ai pensé aussi à ceux qui étaient restés et que j’avais abandonné dans une tranchée. Et pas un seul jour, depuis ce mois de juin 17, les cris et les tirs ne m’ont quitté…Ils m’ont poursuivi partout…

J’ai déserté le Chemin des Dames pour vivre comme un enfant de vingt ans, en ignorant que ce chemin m’avait tout pris : ma vie, mes amis.

J’ai vécu le Chemin des Dames, j’ai vécu la bataille mais je ne pouvais plus vivre avec le regret d’avoir abandonnés mes camarades…

Alors je suis revenu au Chemin des Dames et j’ai vécu l’Horreur que j’avais fuit. Comme une punition que l’on donne à un enfant, le Chemin m’a montré combien de mes amis il avait tué. Loin d’eux comme près d’eux, je me suis senti seul, coupable d’être vivant…alors que d’autres soldats tombés n’avaient même plus d’identité.

Tout ce qu’il me reste à vous dire c’est que même loin de ce champ de bataille, même loin de la mort, je ne les ai jamais oublié… Oh s’il vous plaît ne me dites pas que j’ai été lâche ! Car je vous le répète encore une fois, je voulais juste vivre comme un enfant de vingt ans. Mais ce chemin m’avait tout pris : mon nom, ma vie, mes amis…

J’ai vécu dans le souvenir de mes camarades tombés. Et le courage que je n’ai pas eu à vingt ans, je l’ai saisi en revenant ici. C’est alors que j’ai compris que nous étions tous condamnés à mourir au Chemin des Dames.

Voilà, que désormais ta force surnaturelle et inhumaine ,Chemin des Dames, m’abandonne et me punit…Et je l’entends prononcer le verdict final : « Soldat X, 36ème Division d’infanterie, ici, s’éteint ta vie… »

S’en est fini pour le dernier Soldat X, de la 36ème division d’infanterie, mort au Chemin d’Horreur.

 

 

Blandine Magnier.

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 07:09

Vers une nouvelle guerre 1914/1918.

 

Capture04-copie-1En 1905,année de la loi de la "séparation de l"Eglise et de l'Etat, la menace allemande se fait sentir de nouveau.

Le gouvernement (de Maurice Rouvier) met en place le service militaire obligatoire,pour tous les hommes et pour une durée de deux ans.(plus de piston,dispense ou tirage au sort).

En 1913,pour faire face à la menace allemande et aux classes beaucoup plus nombreuses de celle ci,la durée du service militaire passe de deux à trois ans.Les Allemands avaient sous les drapeaux 850.000 hommes contre 540.000 en France.

Au début du 20eme siècle l'entente entre la France et l'Angleterre s'est établie.Entente aussi avec la Russie qui protégeait la Serbie indépendante.(ce n'est qu'en 1867 que les dernières troupes turques quittent la Serbie qui devient indépendante en 1882.Le pays se rapproche de la Russie en 1908,alors qu'il doit accepter l'annexion de la Bosnie-Herzégovine par l'Autriche.La Serbie obtient une grande partie de la Macédoine après avoir participé à deux guerres dans les Balkans,1912 et 1913,et en 1914, l'attentat de Sarajevo et le rejet d'un ultimatum de l'Autriche déclenche la guerre de 1914/1918.Le 28 juillet 1914,l'Autriche déclare la guerre à la Serbie).

On retrouve au départ des alliances entre la France,l'Angleterre,la Russie.(En Russie c'est le début de la révolution en mars 1917 et la mise en place d'un gouvernement provisoire,la tsar NicolasII ayant abdiqué.En novembre les bolcheviks prennent le pouvoir,négocient avec l'ennemi et la France perd son allié oriental ce qui permet aux Allemands de concentrer leurs forces à l'ouest.)

En face,alliance entre l'Allemagne,l'Autriche et l'Italie.(Au final l'Italie reste neutre et change de camp en 1915 ou en mai elle déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie déclenchant ainsi le début de la guerre dans les Alpes).

Sous divers prétextes l'Allemagne déclare la guerre à la France le 3 août,après avoir Capture06.jpgadressé à la Belgique un ultimatum pour obtenir le passage de ses troupes,le lendemain elles envahissent la Belgique,le 5 août la Grande-Bretagne entre en guerre contre l'Allemagne,le 11 du même mois la France déclare la guerre à la Hongrie et l'Autriche.
Après avoir traversé et envahi la Belgique,l'armée allemande est arrêtée sur les bords de la Marne(épisode des taxis de la Marne),commence une guerre de position qui durera 4 ans.

L'état-major français pensait que cette guerre serait courte,qu'il avait besoin d'une armée bien entrainée et équipée d'un arsenal léger,l'artillerie lourde ne fut pas prise en compte et l'on donna priorité au canon de 75.
Nos conscrits se retrouvèrent vêtus d'un pantalon rouge garance et d'un képi d'étoffe facilement repérable par les Allemands en tenue plus adaptée.Ce n'est que l'été de l'année suivante qu'ils reçurent le casque de modèle "Adrian"et un uniforme bleu horizon,avec en prime les "bandes molletières".
Les différence de techniques de combat firent que la France perdit beaucoup plus d'hommes que les Allemands dans les premières semaines de la guerre,plus de 50.000 côté français.

Lors de la mobilisation générale en 1914, 760.000 hommes furent appelés sous les drapeaux.Entre 1914 et 1918, huit millions cinq cent mille hommes entre 18 et 45 ans sont mobilisés,prés de 20% de la population.

La guerre de 1914/1918

 

Capture004Elle a fait 10 millions de morts dont 1,4 millions  soldats français , 63.000 hommes des troupes de l'empire                 colonial(employés,paysans,ouvriers,instituteurs,tirailleurs marocains et

sénégalais....),une moyenne de 900 morts par jour durant tout le conflit qui dura 51 mois.Durant la journée du 22 août 1914, 20.000 soldats furent tués.
Un million d'invalides,(gueules cassées,amputés,gazés),trois millions de blessés.

Venus d'Afrique du Nord,155.000 Européens et 170.000 Kabyles et Arabes ont combattu de 1914 à 1918,les premiers eurent à déplorer 22.000 morts,les seconds 25.000.

Dans son ensemble,19 nations ont participé au conflit,auxquelles il faut y ajouter les colonies,au total 10 millions de morts et deux fois plus de blessés.



Cette période a connu aussi.
-le génocide arménien entre 1915 et 1916.


Le massacre des Arméniens.

C'est durant la première guerre mondiale, 1915/1916 que  entre 1200 000 et 1 500 000 Arméniens ont été tués sur place ou sont morts au cours de leur déportation, environ les deux tiers de la population arménienne vivant dans l'empire des Ottomans.

Ce massacre a été l' aboutissement d'un plan concerté par le gouvernement turc. La longue histoire d'un peuple dont l'autonomie et l'identité ont souvent été mises à mal.

"Tout peut être résumé dans cette confidence de Talaat Pacha (ministre de l'intérieur) : "j'ai accompli plus pour la résolution du problème arménien en trois mois qu'Abdulhamid ne l'a accompli en trente ans!**
** Un pogrom avait déjà été organisé par le sultan "Abdullamid en 1895 et en 1896 durant lequel plus de 100 000 Arméniens sont massacrés.(les chiffres varient de 100 à 300.000)

 

-la révolution russe.(1917)
-la grippe dite"espagnole"(ainsi appelée en France)-une pandémie(mot revenu à la mode) qui a,en 1918,traversé les Etats'Unis,l'Europe,s'est étendue dans le monde,elle a causé,en France,le décès de plus de 400.000 personnes,dans le monde les chiffres sont imprécis,entre 30 et 100 millions de morts.

1917-Chemin des Dames.

Aprés la boucherie de Nivelle,(le général Nivelle lance en 1917 l'offensive du Chemin des Dames qui se traduit par une véritable boucherie)cette chansons est adaptée à l'endroit ou les combats ont été les plus meurtriers, Craonne.A la fin du premier assaut des Français,40.000 de nos soldats sont tombés sous les balles.



La chanson de Craonne.

 

vidéo Dailymotion.Vidéo réalisée par Horadrim pour le 90ème anniversaire des

mutineries de 1917 


Quand au bout de huit jours le repos terminé
on va reprendre les tranchées,
notre place est si utile
que sans nous on prend la pile.
Mais c'est fini,on en a assez
personne ne veut plus marcher
et le coeur bien gros comm'dans un sanglot
on dit adieu aux civ'lots.
Même sans tambours même sans trompettes
on s'en va la haut,en baissant la tête.

Refrain

Adien la vie,adieu l'amour,
adieu toutes les femmes
c'est bien fini,c'est pour toujours,
De cette guerre infâme,
c'est à Craonne,sur le plateau
qu'on doit laisser sa peau.
Car nous sommes tous condamnés,
nous sommes tous sacrifiés.


Huit jours de tranchée,huit jours de souffrance
pourtant on a l'espérance
que ce soir viendra la relève
que nous attendons sans trêve.
Soudain dans la nuit et le silence
on voit quelqu'un qui s'avance,
c'est un officier chasseur à pied
qui vient nous remplacer.
Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe,
les petits chasseurs vont chercher leur tombe.

C'est malheureux de voir sur ces grands boulevards
tous ces gros qui font la foire
si pour eux la vie est rose,
pour nous c'est pas la même chose.
Au lieu de s'cacher,tous sont embusqués,
feraient mieux d'monter aux tranchées
pour défendre leur bien car nous n'avons rien,
nous autres,les pauvres purotins.
Tous les camarades sont enterrés là
pour défendre les biens de ces messieurs là.

Dernier refrain

Ceux qu'ont l'pognon,ceux-là r'viendront
car c'est pour eux qu'on crève.
Mais c'est fini,car les troufions
vont tous se mettre en grêve.
Ce s'ra votre tour,messieurs les gros
de monter sur l'plateau,
car si vous voulez la guerre
payez là de votre peau.


Le général Nivelle persiste dans son attitude,six semaines plus tard les pertes sont de 270.000 hommes.

 

CROIX.jpg

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 09:41

UNP Thionville,René Schuler a souhaité partager cette carte postale avec vous.C'est une bonne idée.

 

La statue de la Liberté à l'échelle humaine.Image de 1918.

Elle a été prise avec 18000 hommes avant de partir pour la guerre en 1918.
   

Liberty-copie-1.jpg


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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 14:26

N'oublions pas,le 11 septembre et les attentats commis en Europe.

 

Vidéo YouTube de bigdvek11.

 

 

 

 

(Ces photos ont été extraites d'un PPS,sur lequel demande est faite de le faire connaitre.Le du blog ne permet pas l'utilisation des fichiers PPS et PDF,donc quelques images à visualiser pour mémoire.)


911 Aerial Photos 052

911_Aerial_Photos_040.jpg


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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 14:20

Promotion Youssef Ben Brahim de l'Ecole d'Application de l'Infanterie de Montpellier.

ben-brahimphoto_29.jpgYoussef Ben Brahim rejoint le FLN(front de libération nationale) dans les débuts de la révolte contre la France.Son rôle est de convoyer des fonds des médicaments et de l'armement du Maroc vers les Willayas 3 et 6.Conscient des exactions commises par le FLN envers les populations musulmanes,comme le massacre de Melouza en 1957,(plus de 300 personnes d'un village rallié au MNA ,le mouvement nationaliste algérien éliminées à l'arme blanche et arme à feu) bien que souhaitant l'indépendance de l'Algérie il se rend et est emprisonné à Saïda.
Dans la région de Saïda, une étrange unité de choc, s'est créée,en 1959,composée d'anciens rebelles ralliés, cette unité a mené la vie dure aux fellagha jusqu'aux derniers jours de la guerre d'Algérie en 1962.Ce commando a pris pour appellation,"Georges", le prénom du capitaine Grillot,ancien officier du 3ème Régiment de parachutistes coloniaux de Bigeard.


Rapidement, le commando Georges s'impose dans la région de Saïda et va devenir célèbre dans tout l'Oranais,ces ex-fellagha  emploient les mêmes méthodes de combat que leurs anciens camarades du maquis. Ils gardent même les noms employés par eux et  chez les "Georges", on ne parle pas de compagnie mais de "Katiba".



 Youssef s'engage dans ce commando où il devient adjoint de Grillot et est nommé officier. Il est la cheville ouvrière du Commando. Il recrute d’autres ralliés, détermine ceux qui peuvent devenir responsables des Katibas. Très vite le Commando fut à plus de cent trente hommes. Tous Français de souche Nord Africaine, suivant le vocable administratif de l’époque. Les actions d’éclats se suivent, Youssef est toujours sur le terrain, c’est lui qui est au plus près du rebelle accroché et qui donne les ordres. Il connaît parfaitement leur tactique et le terrain. Il manœuvre ses katibas suivant les réactions de l’ennemi. On peut noter au bilan du Commando, 1200 armes récupérées, 1800 rebelles hors de combat dont de nombreux chefs de zone. Youssef, lui-même, déguisé en rebelle, remonte une filière et capture l’officier Liaison renseignements de la Wilaya 5.
Youssef assumait également des fonctions civiles pour rassurer la population sur l’engagement de la France et contrer l’influence du F.L.N. Il est vice président du Conseil Général de Saïda.


Depuis  1958 les choses ont changé, on en vient  à l'allocution du général de Gaulle de septembre 1959 sur l'autodétermination,puis  aux barricades d'Alger en janvier 1960, suivi du putsch du 21 avril 1961, et des actions de l'OAS et arrive  début de 1962,  l'éventualité d'un cessez-le-feu annonçant d'une façon irréversible l'indépendance de l'Algérie.


L'avenir est de plus en plus incertain  à Saïda comme dans toute l'Algérie où servent les volontaires musulmans,qu'ils soient tirailleurs, moghazenis, spahis, harkis et commandos.
Ces hommes qui ont  cru aux promesses de ceux qui les ont recrutés,  se trouvent maintenant dans une situation impossible. Pour les autorités françaises se sont des gêneurs. Pour leurs compatriotes ils deviennent des traitres.Le capitaine Georges Grillot qui avait refusé de lancer son unité dans l'aventure de l'OAS , les accords d'Evian signés, il a cru que son commando serait  intégré  dans la "force locale", dont il devait prendre la tête. Cruelle désillusion.

Hélas arriva le 19 mars 1962, tous les efforts faits pour ramener en métropole le Commando et leurs famille (2500 civils) échouent suite aux tergiversations (le mot est faible) du commandement français et aux ordres reçus du gouvernement. La nomination au grade de sous-lieutenants d’active des chefs de katibas fin mars 1962 ne change rien et sur les 242 hommes que comptait le Commando GEORGES, 180 retourneront dans ben-proleurs foyers, la plupart finiront en prison ou exécutés de manière monstrueuse, 8 seront incorporés au 8ème RI et 16 rapatriés en métropole. Au fils des années certains rescapés arriveront à rejoindre la France.

 

 

Grace à un officier de l’Armée de l’Air, Youssef et sa famille (femmes et enfants) ainsi que son secrétaire, garde du corps Daho, seront évacués  sur Oran par hélicoptère puis dirigés sur la métropole.

 

 

Il aura fallu 48 ans pour qu’une promotion d’élèves-officiers porte le nom d’un de ces Braves. Youssef BEN BRAHIM était Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaillé Militaire et titulaire de neuf citations dont quatre à l’ordre de l’Armée.

 


 

 

  Rappel:

 

les supplétifs de la France et leur abandon.Le sort des Harkis.


GMPR et GMS-dès novembre 1954 des unités ont été mises sur pied pour maintenir l'ordre dans les campagnes et le bled, les groupes mobiles de police rurale(GMPR)et les groupes mobiles de sécurité(GMS).
Il n'existait pas,alors,dans les vastes régions rurales de forces de police et de gendarmerie suffisantes, et, aussi adaptées à la nouvelle situation.C'est donc pour s'opposer à la rébellion que furent créées ces unités,Ces forces civiles étaient placées sous l'autorité du directeur de la sureté nationale en Algerie.A cette époque la plupart des unités nord africaines étaient encore en Indochine,raison du recours aux supplétifs.

Les Moghaznis
Ils étaient rattachés aux sections administratives spécialisées(SAS)regroupés en ''makhzen''d'environ trente hommes.Ces unités furent donc créées en même temps que les SAS à partir du mois de septembre 1955,leur rôle était d'assurer leur sécurité.Début 1960 les moghaznis étaient environ 20.000.

En 1956 des harkas ont été créées dans toute l'Algérie.Ces unités comptaient 24.000 hommes en 1958,le général Challe porta leur nombre à 60.000 (1959)dans le but de créer un commando de chasse par secteur militaire,en tout 800 harkas furent crées.En 1959 entre six et sept mille hommes sont affectés dans des commandos de chasse.

Il est utile de rappeler qu' il y eu quatre fois plus de musulmans en armes du côté français que du côté du FLN;Face à ces 180.000 combattants l'ALN n'a jamais dépassé 48.000 hommes dont le plus grand nombre se trouvait en Tunisie et au Maroc.
3200 supplétifs ont été tués au combat ou dans des attentats.

Une  pensée pour ce qui prétendaient et les autres qui continuent à prétendre,que la population musulmane était totalement inféodée au FLN.

Abandon,massacres et rapatriement minimun des supplétifs.

Il semble que le général Challe avait en vue un projet de fédération des différentes unités territoriales et d'autodéfense.Le général Crépin son successeur,aurait promis, début 1961, que les harkis,qui étaient considérés comme vainqueurs auraient la première place dans l'Algérie future,mais,peu après la réduction des effectifs est amorcée.

Les promesses de ces deux généraux n'ont pas été tenues,quand aux négociateurs d'Evian ,ceux ci ont obtenu la promesse du FLN qu'il n'y aurait pas de représailles.ll y eu d'abord des règlements de compte dans les villages évacués par l'armée française,ensuite des massacres à partir de début juillet.
90% des harkis ont choisi de rester chez eux parce que le FLN avait fait des promesses.

En mars 1962 c'est le cessez le feu,les SAS sont repliées vers d'autres plus importantes,les moghaznis sont désarmés,comme dans toute l'Algérie les harkis et groupes d'autodéfense.Des officiers ne réussiront que très partiellement malgrès les consignes des autorités,à rapatriers des membres de leurs unités.Les moghaznis,nombreux croiront à la parole donnée et resteront au pays.Pour y être massacrés.


L'état major de Boumédienne avait donné ordre à ses responsables militaires et membres de son organisation politique et administrative de faire bonne figure aux harkis pour inciter ceux ci à rester sur le territoire et ne pas échapper ainsi à la justice de l'Algerie devenue indépendante.En avril ordre avait été donné de désarmer et licencier les harkis,des désarmements avaient parfois lieu par surprise.Les préfets et divers responsables ont vite pris connaissance des épurations dès lors entreprises par des populations encadrées par les forces de l'ALN.
Les harkis ne pouvaient compter que sur l'aide de l'armée française.Pompidou et le chef d'état major interrarmée ont alors insisté sur le devoir de tous les militaires de porter secour aux individus en danger,mais,
Le 16 mai Louis Joxe ministre d'état qui le 11 avril encore écrivait que la France n'abandonnerait pas ceux qui lui sont restés fidèlement attachés notifiait au haut commissaire en Algerie que ''toutes initiatives individuelles tendant à l'installation en métropole de français musulmans sont strictement interdites.

  Si des officiers n'ont pas obéi à cette ordre une seconde note de Joxe prescrit de rechercher dans l'armée et administration les complices de ces aides aux rapatriments,les supplétifs débarqués en métropole sans autorisation gouvernementale devant étre renvoyés en Algérie et à compter du16 mai,il était devenu interdit d'effectuer des opérations de recherche dans les douars, de harkis et de leurs familles.

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 14:15


Trinquier-1.jpgLe colonel Trinquier.

Né en 1908, Roger TRINQUIER devient sous-lieutenant en 1933 de l'école des officiers  de Saint-Maixent. Il participe à la deuxième guerre mondiale ainsi qu'à la guerre d'Indochine. En 1956, il rejoint l'Algérie et participe à la bataille d'Alger en tant qu'adjoint du général Massu. Il combat à la tête de son régiment dans le Sud et en Kabilie puis prend part aux opérations du Plan Challe en Oranie avant de prendre le commandement du secteur d'El Milia dans le Constantinois. Rappelé en métropole en 1960, il décède en de façon accidentelle  le 11 janvier 1986.

 


 

 

 

Deux textes provenant de DLP

DLP nr 103-1986- écrit par le colonel Darchy,ancien compagnon du colonel Trinquier en Chine et aux Commandos Ponchardier.


Au lendemain de Pearl Harbour(8/11/1941),la fermeté de l'amiral Decoux,Haut commissaire dans le Pacifique,avait permis qu'en Chine,la mainmise des autorités japonaises sur la Concession internationale de Shanghaï ne s'étende pas à la concession française.
La sécurité des personnes et des biens -français notamment-dans cette grande ville,elle même englobée dans l'immense cité chinoise,constituait la mission primordiale du détachement militaire français de Shanghaï (DFC).Le noyau du DFC était une unité formant corps,le Bataillon mixte d'Infanterie Coloniale de Chine.Le BMICC était à quatre compagnies avec 25% d'effectifs français,75% de tirailleurs indochinois.
La mission fut remplie sans difficultés notables jusqu'au 9 mars 1945.Elle se révéla d'une rare complexité dès lors que les Japonais conscients de l'inanité de leur rêve d'hégémonie à la tête de la "Plus grande Asie",s'ingénièrent à semer ici et là des bombes à retardement.
Le capitaine Trinquier assumait dans le Bataillon les fonctions d'adjoint au Chef de Corps.Son rôle fut alors singulièrement important,voire décisif en plusieurs occasions.
Déjà,le jour même du coup de force,son sens aigu de l'honneur militaire l'avait conduit à s'opposer,à son modeste échelon,à la soumission sans combat au diktat de l'EM japonais imposant le désarmement de nos troupes.
Par la suite,et jusqu'à la reddition japonaise,la révolte des tirailleurs annamites du Bataillon,fomentée par les cellules naissantes de l'organisation VM,secrètement soutenue par l'occupant devait entrainer,à l'intérieur et au voisinage de la caserne française,située en pleine concession,une succession d'affrontements dramatiques.
Les incidents répétés provoqués par les rebelles (gradés et tirailleurs),en quête d'actes de répression qui,selon leur calcul,leur aurait permis de revendiquer auprès des japs le contrôle du Bataillon et sans doute l'internement des cadres furent presque tous traités par Trinquier.
Se portant avec le plus grand sang-froid,seul et sans arme,au coeur même de l'incident ,il savait chaque fois faire preuve d'un sens augu de l'opportunité,découvrir l'interlocuteur valable au milieu d'une cohorte vociférante,parlementer,s'en rapporter éventuellement à l'arbitrage d'un responsable japonais,peu soucieux de se voir compromis dans un affrontement sanglant et empêcher que jamais ne s'accomplit l'irréparable.

A de nombreuses reprises,les camarades de Trinquier,jeunes et anciens,les familles des uns et des autres disséminées dans la concession,dans une sécurité bien fragile,auront contracté à son égard une dette de reconnaissance difficile à évaluer.


second texte même origine écrit par le colonel  J.Romain-Desfossés.
Avec le colonel Roger Trinquier,décédé accidentellement le 11 janvier dernier,une belle figure d'officier particulièrement typé a disparu.
Originaire des Hautes-Alpes,issu d'un milieu terrien dont il faisait volontiers état,il donnait une impression de force et de résolution.Les principaux traits de sa personnalité étaient:
-un solide bon sens.
-une conviction profonde de la valeur absolue d'un Ordre Traditionnel se traduisant par des certitudes tranquilles qui lui donnaient une grande confiance en lui-même.
-le sens des solutions simples.
-un caractère trempé.
Se destinant initialement à l'enseignement,il avait fait ses études à l'Ecole Normale d'Aix en Provence.C'est au cour de son service militaire qu'il découvrit l'Armée et décida d'y rester.Il choisit les Troupes Coloniales.
Après un premier séjour en Indochine,il en fit un second en Chine dans le milieu militaire très particulier des concessions internationales à Pékin,puis à Shangaï.Il en retira une bonne connaissance des Asiatiques.
Après la capitulation du Japon,il se hâta de rejoindre le Corps Expéditionnaire à Saïgon et réussit à se faire incorporer au Commando"SAS B" du Capitaine de Frégate Ponchardier.A celui-ci qui lui objectait qu'il n'avait pas de poste disponible pour un capitaine,il répondit qu'il ne venait que pour se battre,ne serait-ce comme"Homme du rang"Il s'initia alors à la technique des" coups de mains" et de la guérilla et sut que dans une région ou la densité adverse est relativement faible,l'audace paye.

Rapatrié il repartit rapidement en Indochine comme adjoint du chef de Bataillon commandant le 2eme Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes.Son chef est tué à côté de lui dans une embuscade ,il prit le commandement de l'Unité dont il fit le "fer de lance"du Général commandant les Territoires du Sud à qui il se rendit indispensable.

Sa réputation d'avoir "la baraka" se confirma au cours d'un saut où,à la suite d'un incident technique,tous les parachutistes sauf deux(dont lui même) s'écrasèrent au sol.

Après un court séjour en France,il est mis à la tête du Groupement de Commandos Mixtes Aéroportés(GCMA) qui avaient pour mission de créer des maquis anticommunistes dans les zones demeurées sous contrôle Vietminh.Là,sa connaissance de la guérilla et plus encore celle"de l'âme paysanne" lui furent précieuses car il perçut combien facilement un paysans réfractaire au Collectivisme peut se muer en maquisard.Ce fut un grand moment de sa carrière.

Profondément imbu de cette forme de guerre,il s'employa à développer et à multiplier les maquis.
Les succès qu'il obtint permettent de considérer que,si ce mode d'action avait été adopté plus tôt par le Haut-Commandement,l'issue du conflit aurait pu s'en trouver modifié.

Puis c'est la guerre d'Algérie et la Bataille d'Alger où,aux ordres de Massu,son réalisme et son aptitude aux solutions simples firent la preuve de son efficacité.
Pour empêcher que les terroristes ne puissent se noyer dans la population,et s'inspirant de l'organisation de la Défense Passive,il créa le Dispositif de Protection Urbaine(DPU)-selon lequel la ville d'Alger était entièrement compartimentée sous une forme pyramidale avec,à chaque niveau,un responsable mis dans l'obligation de déclarer immédiatement toute présence insolite dans ses limites de responsabilité.Ce système,combiné avec un recensement minutieux et les contrôles effectués par l'Armée,permit de débusquer les Terroristes.
Puis il y eut le 13 mai 58.Grâce au DPU,il concourut à canaliser la population dans le sens de l'appel que Massu lança à de Gaulle.

Cependant,son attachement notoire à "l"Algérie Française" le fit considérer par le Pouvoir comme indésirable à Alger.Relégué dans un Commandement éloigné et difficile ,toujours avec des méthodes simples,il réussit à améliorer notamment la situation.

Relevé néanmoins de ses fonctions et renvoyé en France,désabusé,il accepta l'offre que lui fit le Jeune Gouvernement Indépendant de l'ex Congo Belge de former une Armée Nationale.S'étant,à cet effet,fait mettre à la retraite de l'Armée Française,il s'y rendit,mais,n'ayant pu s'entendre avec les Autorités Katangaises rentra en France.

Il commença alors à écrire sur le thème de la Guerre Révolutionnaire des ouvrages malheureusement trop peu diffusés.Il publia également d'autres livres.

En 1963,associé avec le colonel Buchoud,il créa l'Union Nationale des Parachutistes dont il passa,un an après,la responsabilité au général Gracieux.

Les guerre d'Indochine et d'Algérie firent émerger dans l'Armée un certain nombre de fortes personnalités dont la plupart furent mises à l'écart quand arriva l'heure d'un choix dramatique.

Le colonel Trinquier en fut l'une des figures marquantes.
Il était l'image de ceux qui ont su faire leur maxime de Napoléon:

"L'Art Militaire est simple et tout d'exécution".

Il était Commandeur de la Légion d'Honneur et titulaire de 14 citations.

J.Romain-Desfossés.

 

Trinquier-Alger-001.jpg


colonel Trinquier second à partir de la droite-période Algérie.

***************




Les livres dont il est l'auteur.
La Guerre Moderne(1961-le plus connu).

 

 

Trinquier8

La guerre moderne, c'est celle que les guerres totales du XXe siècle puis la guerre froide avaient estompée mais qui revient en force dans les différentes crises dans lesquelles sont engagées les forces armées occidentales. C'est en fait la guerre de toujours, celle qui se conduit au sein des sociétés et des populations, face à un adversaire de type guérilla qui cherche à contourner la puissance classique des armées conventionnelles.
Fort de son expérience opérationnelle en Indochine et en Algérie, Roger Trinquier - plus connu sous l'appellation de Colonel Trinquier - la théorise en 1961 dans son oeuvre majeure La Guerre moderne. Certes les circonstances et les objectifs politiques sont aujourd'hui bien différents, mais les tactiques demeurent et les principes majeurs énoncés par Trinquier sont tellement adaptés aux engagements actuels que son ouvrage, largement traduit, fait aujourd'hui référence dans de nombreuses armées occidentales.
Il était temps que la France, par cette réédition , se réapproprie un auteur dont la pensée s'avère d'une brûlante actualité.


Le coup d'état du 13 mai(1962)

 


Trinquier9

 

Notre guerre au Katanga(1963)

 


Trinquier3

 

L'Etat nouveau la solution de l'avenir(1964)
La Bataille pour l’élection du président de la république(1965)
Guerre,subversion,révolution(1968)
Les maquis d'Indochine(1976)

 

Trinquier4

Le colonel Trinquier, acteur de premier plan dans la création et le commandement des GCMA nous livre une histoire de ces unités trop peu connues qui servirent d’ailleurs de modèles aux célèbres bérets verts (green berets) américains pendant la guerre du Vietnam.

Le GCMA,Commando Mixe Aéroporté est créé en mai 1950 en Indochine et est alors sous les ordres du colonel GRALL.En décembre 1953 le GCMA devient le GMI est est sous les ordres du commandant TRINQUIER.

 

Trinquier5

 Vers la fin du livre concernant l'Algérie il on peut lire:    Il fallait d'abord ne pas mentir. On ne peut pas construire une politique sur l'équivoque et le mensonge permanents. On ne ment pas à des officiers engagés corps et âme dans une oeuvre pacificatrice qui les avait passionnés. La vérité finit toujours par sortir du puits et sa lumière crée alors des catastrophes. Un pouvoir honnête aurait dû dès le départ éclairer son armée sur la finalité de sa politique, pour qu'elle oriente dans le sens voulu son action psychologique.

 

Le 1er bataillon de bérets rouges( Indochine 1947-1949)(1984)

 


Trinquier6

 

Roger Trinquier y raconte la saga du 2ème Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes qu’il commandait en Indochine. La période porte sur les années 1947-1949.


**********************

 

1983-Présence du colonel Trinquier à la journée du "livre combattant" au Beffroi de Thionville.

LocalUNP-010.jpg

 

 

 

1986-lors de la commémoration de la Saint-Michel,la "Maison du Para" de la section de Thionville prenait officiellement le nom de "Foyer Colonel TRINQUIER",le nom du fondateur de l'Union Nationale des Parachutistes.Une plaque drapée de tricolore était alors dévoilée par le lieutenant-colonel Bourgey,ancien du 1°RPIMa et des paras Charles Drouchon,ancien du 3°RPC et Philippe Weber ancien du 3°RPIMa.

Foyer-Trinquier.jpg

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 15:54

Bruno Cremer nous a quitté dans la nuit du 8 au 9 août,il est décédé dans un hopital parisien des suites d'une longue maladie qui lui avait fait cesser ses activités professionnelles en 2006.Acteur trés populaire,il a joué  dans le film "317ème section",et dans plus de 40 épisode de la célèbre série télévisée du commissaire Maigret.Il a joué dans de nombreux autres films et  pièces de théâtre.

 


317-1

image du film

 

Résumé de " 317ème section".



Le 3 mai 1954, alors que la bataille Dien Bien Phu arrive à sa fin, la 317e section reçoit l' ordre de replier. La Section est composée de 41 supplétifs laotiens et de 4 Européens,elle doit gagner le postes de Tao-Tsai pour se joindre à la colonne " Crève-Coeur " qui essaie de se frayer un chemin jusqu'au camp retranché de Dien Bien Phu. Huit jours plus tard, " La 317e section " aura cessé d'exister. Seuls quelques survivants épuisés tenteront de gagner le nord des montagnes défendues par les partisans Meo. Dans l'intervalle, le camp retranché est tombé et nous assisterons à la décomposition de cette petite unité balayée par une offensive Viet Minh, au cheminement opiniâtre de la colonne sous le ciel gris de la mousson, à la lutte mortelle des supplétifs et des Européens contre les fièvres, la pluie, les moustiques, les sangsues, aux embuscades dans la jungle où on voit rarement l'adversaire, à la longue agonie des blessés cahotés sur des civières de fortune, à l'angoisse et à l'usure des hommes. Peu à peu, l'épreuve collective devient affaire d'individus et les caractères s'affirment. D'impersonnels et hiérarchiques, les rapports tendent, au fil des jours, vers la fraternité et le jeune sous-lieutenant, malgré ses maladresses, son inexpérience et sa timidité, finira par trouver, avant de mourir, sa véritable nature, celle d'un chef.

 

 

Le livre.

317--section-boock.jpg

 


 

Vidéo Dailymotion émise par RioBravo.

 

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